Quelles sont les différentes formes de l’endométriose ?

Il existe diverses formes d’endométriose dont les femmes en âge de procréer peuvent être atteintes. En général, l’endométriose est une maladie chronique de l’appareil génital féminin. Elle est due au développement de tissus semblables à l’endomètre en dehors de l’utérus.

Cette croissance anormale de tissus endométrial peut donc se produire à divers endroits du corps comme les trompes de Falloppe, les ovaires, les organes du petit bassin, voire même dans des cas plus graves, les poumons ou le cerveau. Selon la partie du corps ou l’organe touché, l’endométriose entraîne généralement des douleurs fréquentes et intenses, et plus spécifiquement, des kystes ovariens, un épaississement des tissus cicatriciels, des inflammations ou bien encore un blocage des trompes de Fallope.

Pour en savoir davantage sur cette maladie, encore trop méconnue malheureusement, voyons quelles sont les différentes formes d’endométriose possibles ?

L’endométriose : une maladie à plusieurs visages

Dans 80 % des cas, l’endométriose se caractérise par une présence de fragments d’endomètre anormale et touche exclusivement l’appareil génital. Durant les règles, les cellules vont se détacher et entraîner une réaction inflammatoire, causant ainsi de fortes douleurs. Les femmes atteintes d’endométriose peuvent souffrir de symptômes variables selon les organes touchés. Il existe donc plusieurs types d’endométriose selon la localisation, sa taille, sa profondeur et la quantité de tissu d’endomètre.

L’endométriose c’est quoi ?

En voici les principales :

  • L’endométriose ovarienne
  • L’endométriose péritonéale
  • L’endométriose vésicale
  • L’endométriose digestive
  • L’endométriose pariétale
  • L’endométriose urétérale
  • L’endométriose pelvienne profonde
  • L’endométriose ombilicale
  • L’endométriose thoracique

L’endométriose ovarienne

Lorsque l’endométriose peut atteindre le ou les 2 ovaires sous la forme d’un plan superficiel, se développe alors ce que l’on appelle un kyste ovarien endométriosique. Cet endométriome provoque la formation de cavités dans les ovaires qui se remplissent de sang. Ce kyste pouvant atteindre les deux côtés, mais statistiquement, 60 % de ces endométrioses sont à gauche. Cette atteinte profonde peut être diagnostiquée via un examen clinique complet et plus particulière décelé par une échographie ou une IRM. Les imageries médicales obtenues révèlent les aspects typiques de cette maladie, telle que l’augmentation kystique de l’ovaire. Quant au traitement de ce type d’endométriose, il va dépendre du degré de toxicité des kystes repérés.

L’intervention chirurgicale comporte des risques, voire même, peut-être nocive, lorsque l’ablation du kyste touche l’ovaire. La destruction d’une partie de l’ovaire peut entraîner une altération irréversible de la réservation ovarienne, et donc une diminution des ovocytes, conduisant par là même à une infertilité irrémédiable.

Le traitement de l’endométriose ovarienne par énergie plasma

L’endométriose péritonéale

Ce type d’endométriose concerne des lésions généralement superficielles, localisées au niveau du péritoine, fine membrane tapissant la cavité abdomino-pelvienne. Ses localisations les plus fréquentes sont la cloison recto vaginal, les ligaments utérosacrés, le tube digestif et, plus rarement, le détrusor.

L’endométriose vésicale

Lorsque les symptômes de la maladie endométriosique sont davantage urinaires, ils révèlent généralement une endométriose vésicale, dont l’atteinte de la vessie reste la plus fréquente des localisations urinaires. La manifestation classique de l’atteinte vésicale est la douleur à la miction ou lors du remplissage vésical (cystalgie) majorée en période de règles. Aussi, la « cystite » fait partie des symptômes caractéristiques. Très souvent, elle se traduit par des envies fréquentes d’uriner et de vives douleurs lors des mictions. Enfin, le caractère cyclique lié à la survenue des règles doit faire évoquer l’atteinte vésicale par l’endométriose.

L’endométriose digestive

L’atteinte digestive est généralement associée à l’existence de douleurs pelviennes chronique non cyclique. Également, la présence de signes fonctionnels digestifs à recrudescence cataméniale comme la dyschésie ou de la constipation doit faire penser à une endométriose digestive.

L’endométriose pariétale

Affection rare, l’endométriose pariétale abdominale survient lors d’une cicatrisation de césarienne ou d’appendicectomie. Les caractéristiques cliniques de ces lésions sont relativement peu spécifiques. Seul l’examen histologique de la pièce opératoire permet de confirmer le diagnostic. Le traitement est essentiellement chirurgical et repose sur l’exérèse complète des lésions.

L’endométriose urétérale

Lorsque l’endomètre touche les uretères ou petits conduits transportant l’urine des reins à la vessie, on est en présence d’une endométriose urétérale. Dans ce type d’endométriose, la formation de nodules peut obstruer le canal urinaire et entraîner par conséquent une insuffisance rénale.

L’endométriose pelvienne profonde

L’endométriose est dite pelvienne profonde lorsqu’elle atteint les zones du péritoine et/ou de la paroi des organes pelviens. Elle correspond à la formation de nodules affectant la zone pelvienne péritonéale, ovarienne et tubaire. Ce type d’endométriose provoque en plus des autres symptômes des douleurs lors des rapports sexuels (dyspaneuries).

L’endométriose ombilicale

Il s’agit ici d’une atteinte du nombril par des lésions endométriosiques (nodule, kyste). Ce type d’endométriose provoque des douleurs selon la durée et la périodicité des cycles et parfois des saignements durant les règles. Elle peut être aussi due à une complication chirurgicale suite à une opération de la hernie ombilicale, par exemple.

L’endométriose thoracique

Cas rare et exceptionnel d’endométriose touchant les poumons, l’endométriose thoracique dit aussi collapsus pulmonaire, peut survenir au moment des règles. Cette affection rare peut également se traduire par la survenue de douleurs thoraciques, d’essoufflement, ou de troubles de la sphère ORL. 

Lire à ce sujet : Qu’est-ce que l’endométriose ? Un article du professeur Dousset de l’Association Espoire.

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