Comment prévenir une pyélonéphrite ?

Touchant majoritairement les femmes, mais peut concerner aussi les hommes et les nourrissons, la pyélonéphrite est une infection urinaire et des reins d’origine bactérienne. En tant qu’une forme sévère de cystite, la pyélonéphrite se manifeste par des douleurs abdominales, ainsi que des douleurs spontanées ou à la palpation au niveau des fosses lombaires. Ces symptômes s’accompagnent en général de troubles urinaires dont des douleurs à la miction ou d’une anurie en cas d’obstacles, d’une tachycardie, des nausées, des vomissements, des diarrhées et même des ballonnements. Une pyélonéphrite mal soignée peut entraîner des complications telles qu’une insuffisance rénale et, c’est pourquoi il est impératif de consulter un médecin dès les premiers symptômes.

Alors, comment éviter de contracter la pyélonéphrite ? C’est ce que nous allons vous expliquer dans les lignes qui suivent.

Comment prévenir la pyélonéphrite ?

L’adoption de bons gestes peut permettre de prévenir la cystite aiguë à l’origine de la pyélonéphrite. D’autre part, dans la mesure où une anomalie de l’appareil peut également provoquer la maladie, il est également important de la corriger.

La première chose à mettre en pratique afin d’éviter les cystites qui comme nous l’avons vu sont à l’origine de la pyélonéphrite consiste à boire beaucoup d’eau. En effet, boire au minimum 1,5 litre d’eau ou de liquide non alcoolisé par jour est une barrière efficace contre les infections urinaires. Cela s’explique par le fait que la consommation d’eau favorise la miction, ce qui a pour avantage réduire la charge bactérienne.

Une autre astuce à appliquer pour éviter les infections urinaires consiste à uriner régulièrement et à chaque fois que le besoin se présente. En effet, le fait de se retenir favorise le développement d’éventuelles bactéries et c’est pourquoi il est également recommandé d’uriner complètement afin d’éviter qu’il persiste un résidu d’urine dans votre vessie.

Une des erreurs communément commises par la gent féminine consiste à prendre des douches vaginales. En effet, les produits d’hygiène intime utilisés sont généralement agressifs pour les muqueuses vaginales, ce qui favorise le développement et la prolifération des bactéries. Dans la même logique, les bains moussants sont également à proscrire à cause de son caractère irritant sur les parties intime.

Il est également recommandé lorsque vous allez aux toilettes de vous essuyer d’avant à l’arrière afin d’éviter de ramener des bactéries de l’anus vers l’urètre car contrairement à l’urine qui est stérile, les selles contiennent de nombreux agents pathogènes.

Que faire en cas de rapport sexuel douteux ?

Uriner tout de suite après chaque rapport sexuel peut être également une bonne astuce pour éviter de contracter une cystite pouvant conduire à une pyélonéphrite si elle est mal soignée. En effet comme nous l’avons expliqué plus haut, le flux d’urine diminue la charge bactérienne et par conséquent le risque de contracter la maladie. L’usage de spermicides est également très déconseillé car comme les produits d’hygiène intime et les gels de douche, ils sont agressifs pour les muqueuses et favorisent les infections.

La constipation favorisant également la contraction d’une infection urinaire, la consommation de légumes, des fruits et tout autres aliments riches en fibres est assez bénéfique pour l’organisme car cela favorise le transit et par conséquent empêche les bactéries de se multiplier dans le tube digestif.

Notons que la consommation de jus de canneberge empêcherait les bactéries de se fixer aux parois de la vessie, diminuant ainsi les risques d’infection urinaire. Malheureusement cela relève plus de la croyance populaire que de faits scientifiques avérés étant donné qu’aucune étude n’a à ce jour permis d’étayer son efficacité.

Conclusion

En cas d’infection de la vessie, il est important de consulter en urgence un médecin afin éviter le développement d’une pyélonéphrite. Celui-ci devra alors vous prescrire le traitement antibiotique adapté. Notons qu’en cas de cystite ou de pyélonéphrite aiguë, un traitement pour corriger d’éventuelles anomalies des voies urinaires ou afin d’éviter des récidives infectieuses est alors préconisé. Notamment la correction d’un vésico-urétéral qui est la remontée de l’urine de la vessie vers les reins, la correction d’une incontinence urinaire ou encore, la prise en charge d’un prolapsus génito-urinaire.

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