Une foule de gens

Phobie sociale : C’est quoi ? symptômes, causes, traitements

Certaines personnes pensent que la phobie sociale est simplement une timidité excessive. Cependant, le problème est plus profond et peut avoir de graves répercussions. Ce trouble est névrotique. Une personne atteinte de phobie sociale craint le contact avec les autres, ainsi que de nombreuses situations de la vie quotidienne.

En termes de troubles mentaux, la phobie sociale se situe juste derrière la dépression et l’alcoolisme. De nombreuses personnes y sont confrontées, même si elles n’en sont pas conscientes ou ne savent pas de quoi il s’agit. Il est possible de confondre la phobie sociale avec la timidité ordinaire ou le trac, qui peut se manifester lors d’apparitions publiques.

Qu’est-ce que la phobie sociale ?

La phobie sociale, qui est une forme de névrose, est le trouble le plus répandu au monde. Malgré sa prévalence, ce trouble n’est souvent pas diagnostiqué. Cela est dû à un certain nombre de facteurs, dont le manque de connaissances, qui conduit les gens à confondre la phobie sociale avec la timidité.

Une personne souffrant de phobie sociale se cache généralement et adapte son mode de vie en conséquence. Il s’agit généralement d’une personne introvertie qui n’aime pas les relations sociales. En ce qui les concerne, c’est exactement comme ça que se déroule leur vie. En plus d’éviter les contacts sociaux, ils évitent également les psychologues et les psychothérapeutes, ce qui rend difficile la détection d’une phobie sociale.

La phobie sociale est deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Une personne peut la développer dès l’âge de 12 ans, mais elle peut aussi apparaître plus tôt ou plus tard. Il est difficile d’estimer le pourcentage de l’humanité qui est confronté à ce problème. Des recherches récentes suggèrent qu’entre 3 et 13 % de la population mondiale en souffre.

Quels sont les symptômes courants du trouble de l’anxiété sociale ?

  • Avoir peur des gens et d’interagir avec eux.
  • Il y a une peur irrésistible d’être le centre de l’attention, de la critique et de l’embarras. Nous ressentons une anxiété considérable lors des activités et des situations quotidiennes dans lesquelles nous sommes impliqués, comme parler avec notre patron ou organiser les formalités de bureau. Lorsque nous sommes stressés, nous avons tendance à sur analyser ce qui s’est passé et à nous demander ce que nous aurions dû faire différemment ou mieux. Cela nous pousse à éviter les situations stressantes.
  • Ces symptômes comprennent des tremblements des mains, des bouffées de chaleur, des sueurs, des palpitations, des vertiges, des douleurs abdominales, des acouphènes, un essoufflement ou des difficultés à parler.
  • Anxiété concernant les relations avec les autres : sensibilité extrême aux critiques, peur d’être moqué ou rejeté par les autres, crainte profonde des évaluations négatives.

Causes de la phobie sociale

Il n’existe aucune cause connue du trouble de la phobie sociale. Comme pour de nombreux troubles de la santé mentale, il est probablement le résultat d’une interaction complexe entre la génétique, la biologie et l’environnement.

  • La biologie : Selon le modèle neurobiologique, les personnes dont l’amygdale est hyperactive peuvent manifester de l’anxiété dans des situations sociales en raison d’une réaction de peur accrue. On pense que la peur est contrôlée par l’amygdale, une structure du cerveau.
  • Prédisposition génétique : L’hérédité est souvent un facteur dans les troubles anxieux. Dans ce cas, l’anxiété sociale peut avoir été héritée. Il n’est cependant pas tout à fait clair quelle part de la maladie est liée à la génétique et quelle part aux comportements acquis et à l’environnement dans lequel la personne a vécu.
  • Causes sociales : La phobie sociale peut être considérée comme un comportement appris, selon le modèle psychosocial. Elle peut se développer à la suite d’une expérience désagréable ou embarrassante avec une autre personne, pas nécessairement un étranger. La surprotection des parents ou des tuteurs peut également être un facteur de développement du trouble, car elle interfère avec le développement psychosocial de l’enfant.

Comment guérir le trouble de la phobie sociale ?

Le trouble de l’anxiété sociale peut être traité de diverses manières. Il n’existe pas de type de thérapie unique, et différentes combinaisons de méthodes sont souvent utilisées, comme la thérapie cognitivo-comportementale et la pharmacothérapie.

Voir aussi : Quels sont les différents domaines de la psychologie ?

Thérapie cognitivo-comportementale

Les troubles de l’anxiété sociale sont mieux traités avec ce type de thérapie. Au moyen de divers exercices de relaxation, le thérapeute apprend au patient à contrôler son anxiété et à comprendre ses propres processus de pensée. En recâblant votre cerveau pour qu’il pense positivement aux relations sociales, vous pouvez combattre les schémas de pensée négatifs.

Pharmacothérapie.

Pour commencer une pharmacothérapie, le thérapeute peut orienter le patient vers un psychologue ou un psychiatre. Le trouble de l’anxiété sociale peut être traité efficacement par des médicaments. Les antidépresseurs, les bêta-bloquants et les anxiolytiques sont les trois principales classes de médicaments.

La thérapie de groupe

Il peut sembler étrange qu’une telle combinaison oblige le patient à entrer en contact direct avec le thérapeute. Cependant, ces types de thérapies enseignent les techniques de communication. Le fait d’avoir des personnes ayant des problèmes similaires dans un groupe permet au patient de se sentir plus à l’aise.

La thérapie d’exposition

Elle permet d’aborder progressivement les situations dans lesquelles vous devez interagir avec les autres. Le patient devient ainsi plus familier avec la vie quotidienne.

Modifications du mode de vie

En plus des soins spécialisés, le patient doit également faire attention à son alimentation et à sa santé. Vous pouvez vous sentir plus stressé lorsque vous consommez des stimulants comme le café et les sodas. Vous devez également dormir suffisamment. Il est recommandé de dormir au moins huit heures par jour (bien que cela puisse varier en fonction des besoins de votre organisme). Le manque de sommeil peut exacerber les problèmes d’anxiété.

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